Le lagunage
Qu'est-ce qu'une fosse septique ?
« La fosse septique assure la liquéfaction partielle des matières polluantes concentrées dans les eaux usées ainsi que la rétention des matières solides et des déchets flottants.
La fosse assure un prétraitement efficace et une liquéfaction des rejets indispensable à la phase d’épuration de l’eau qui suit la fosse.
Elle peut constituer une alternative économique aux réseaux d'assainissement dans certains cas. Une étude des économies réalisées doit cependant être réalisée dans chaque cas. »
http://www.oieau.fr/ReFEA/fiches/FossesSeptiques/1FSpresGen9.htm
Les fosses septiques classiques qui traitent toutes les arrivées d'eau de l'habitat sont sous terre et prennent de la place :
http://www.acta.asso.fr/epuration/data/pages/f12.htm
Il existe deux types de fosses septiques : les fosses privées et les fosses collectives. Dans tous les cas, l'épuration est assurée par un système collectif. Ici, l'idée est de se charger soi-même de l'assainissement et de l'épuration. Pour ça, il faudra construire une fosse qui ne soit pas reliée aux stations d'épurations collectives. Les éléments qui sortent au bout de la chaîne d'assainissement par la fosse septique seront entrainés dans le circuit naturel du lagunage : à la fin du lagunage on récupèrera l'eau.
Il faut donc commencer par stocker l'eau. On peut creuser un puits, si ce n'est déjà fait, ou bien installer par exemple une cuve de récupération des eaux de pluie. On peut récupérer l'eau de pluie de deux manières : ou bien via la nappe phréatique ou bien via une citerne. Si on habite dans une région où il pleut tous les 36 du mois, il reste l'option de s'approvisionner auprès d'un point d'eau.
« De plus l'installation d'une telle cuve est une opération « civique » dans la mesure où elle fera office de rétention d'eau pendant les gros orages et participera à la limitation des inondations.
Si les citernes d'eau de pluie sont devenues obligatoires pour les constructions neuves en Belgique, la technique est encore confidentielle en France ... il faut dire que cela représente un manque à gagner pour les agences de distribution de l'eau (qui sont des sociétés puissantes, devenues pour certaines des multinationales) ainsi que pour les sociétés de traitement de l'eau (qui sont souvent les mêmes). »
http://www.ideesmaison.com/Installer-une-cuve-de-recuperation.html
Pour être autonome, il faut au moins une cuve de 10 à 15 m3. Accès et coût d'un tel objet ? On peut acheter la citerne, mais comme beaucoup de choses en ce bas monde, il est aussi tout à fait possible de la construire soi-même (voir sources). Une fois que votre stock d'eau est constitué, que vous l'utilisez, que vos éviers sont reliés à la fosse septique, il ne reste plus qu'à s'occuper du lagunage. Les tuyaux qui relient les éviers à la fosse sont sous-terre, la fosse est un bidon en béton armé qu'on enterrera ou qu'on pourra laisser à l'air libre.
De cette fosse, on fera descendre les eaux usées pré-assainies à travers une grille (dégrillage) : cela permettra de se débarrasser des croûtes et autres matières volumineuses. L'eau sera ensuite décantée dans un bassin de plantes poussant dans du gravier, du sable et de l'argile. Puis, de ce bassin les eaux continueront de s'écouler dans une succession de bassins (3 à 5, d'environ 1 m de profondeur) où vit une micro-faune d'algues, de bactéries et d'organismes microscopiques dont les actions sur les composants de l'eau correspondent à divers degrés de l'épuration. Cette micro-faune transforme la matière organique nocive (nitrate...) en éléments minéraux dont les plantes se nourrissent. Le processus est assez long. La surface du lagunage fera entre 2 à 6 m2 par habitant si l'on utilise des toilettes sèches (sinon, plus de 6m2).
« Les premiers bassins sont des bassins à micro-organisme, où est dégradée la matière organique contenue dans les eaux usées.
On trouve dans ces bassins un écosystème constitué de végétaux qui, par photosynthèse produisent de l'oxygène qui nourrit le phytoplancton qui à son tour nourrit le zooplancton. L'eau transite ensuite dans des bassins moins profonds, à macrophytes (iris, roseaux, joncs...).
Ceux-ci absorbent les éléments minéraux issus de la dégradation de la matière organique pour leur croissance. »
http://fr.ekopedia.org/Lagunage
A la fin, l'eau est épurée et consommable.
On peut perfectionner, complexifier l'installation en rajoutant des bassins à fonction spécifique de dégraissage (retrait des huiles), de dessablage (retrait des sables). Le processus est entièrement naturel, d'une consommation énergétique et d'un coût quasi-nul. Il a de plus l'avantage de nourrir la biomasse aquatique régionale. Ses seuls défauts sont que la qualité de l'eau varie avec la santé des plantes, donc avec les saisons, et qu'il est préférable pour contourner tout risque d'odeur d'installer le lagunage à une certaine distance du cabanon.
Panneaux solaires
Le panneau solaire est un panneau de silicium dont les cellules au contact du rayonnement solaire émettent une tension électrique. Une cellule de silicium donne une tension utilisable d'environ 0,5 volt et un courant continu de 30 milliampères par cm carré de surface au soleil. Pour maximiser l'énergie, on peut relier les cellules en série. Un panneau produit en moyenne au maximum, une puissance de 110 watts.
Cette énergie est stockée dans des batteries, sous forme électrochimique. Les batteries sont en plomb et elles sont protégées par un régulateu. Pour convertir le courant continu des panneaux stockés dans les batteries en courant alternatif (qu'on utilise pour les appareils, éclairages, etc), on branchera celle-ci sur un ondulateur. Le courant alternatif sera en moyenne de 220 volts.
Comme le cabanon a une surface relativement petite et que son usage est écologique, un m2 de panneau devra suffire pour les appareils ménagers de base (réfrigérateur exclu) et l'éclairage.
Le coût des panneaux est élevé et ne s'amortit pas. Cependant, les panneaux solaires photovoltaïques sont... autoconstructibles !
L'association suisse SEBASOL organise des stages de formation à l'autoconstruction des panneaux photovoltaïques. L'association sera présente au salon « Habitat et Jardin » du 13 au 16 Avril (voir sources et l'agenda d'olicéo).
« Les Energies renouvelables s’installent à la maison: HABITAT & JARDIN 2007 veut
participer au développement des énergies renouvelables en proposant toutes les
possibilités d’installation dans la maison: solaire, géothermie, éolien, bois énergie, biomasse.
..Quelle solution choisir, comment l’installer, quelle utilisation en faire? »
http://www.habitat-jardin.com/pdf/Salon-Habitat_Communique-de-presse-2007.pdf
Les méthodes de construction et les modèles d'installation de panneaux solaires sont divers (voir sources). Ils diffèrent surtout selon l'usage que l'on veut faire de l'énergie solaire : électricité, chauffage... Les installations chauffage sont plus complexes que celle décrite ci-dessus. L'idéal est de réussir à bien doser ses besoins et à ne pas investir http://chambre-hotes-06.com/pix/toilettes_seches.jpgdans un équipement qui pourra par la suite s'avérer 9 à 17 fois trop puissant !
Une toilette sèche est une toilette sans chasse-d'eau. Sous la cuvette se trouve un seau, large, dans lequel on jette après chaque usage de la sciure ou des feuilles mortes. Les matières sèches bloque la fermentation avec du carbone et anihile les effluves de l'azote. Le résultat peut-être utile au compostage. On videra le seau régulièrement dans le compost des plantes ou des fleurs (pas celui du potager...).
On peut s'aménager des toilettes sèches très confortables :
Outre les multiples variations de chauffage écologique possible avec chaudière, je ne parlerais ici que du Mur-Trombe.
Nous avons vu plus haut que la pierre avait une vertu chauffante de stockage de la chaleur.
On peut, en aménageant ce qu'on appelle un « mur trombe », faire sortir l'air frais de la maison et faire circuler l'air chaud qui provient des pierres. On monte un caisson hermétique vitré contre un des murs du cabanon (à peu près de la même hauteur que le mur). Au bas de ce caisson, un espace aspirera l'air frais de la maison; en haut, un autre restituera l'air chaud de la pierre.
Dans la version « officielle », le mur trombe est inversé : c'est le double vitrage qui reçoit la lumière en premier, et le mur trombe est un mur de béton à l'intérieur de la maison, contre le vitrage, qui stocke la chaleur. Ici, le résultat est le même : on régule la circulation de l'air en faisant optimisant les propriétés de stockage de la pierre. Le caisson est utilisé comme un moyen de « séparer » les courants froids, des courants chauds ; l'air froid provenant de la pièce fuit l'air chaud e la pierre qui s'échappe alors par le haut du caisson tandis que l'air froid fuit par le bas.
L'objectif de ce petit précis incomplet était de rappeler à quel point la construction de son propre cabanon est simple et à la portée de tous.
Sources.
Cabanons à vivre, rêverie, écologie et conseils pratiques, de Christian La Grange, aux éditions Terre vivante
http://www.ahlln.be/ site des habitants du quartier La Baraque en Belgique
www.archilibre.org site consacré à l'architecture libre
Plus d'informations :
Sur le lagunage (infos et photos) :
http://cartel.oieau.fr/guide/d026_01.gif
http://www.nenuphars.com/image/lagu/sortie_lagunage.jpg
http://www.outilssolaires.com/visites/images/tarn-lagunage.jpg
Sur la construction d'une cuve de récupération de l'eau de pluie :
http://www.ideesmaison.com/Installer-une-cuve-de-recuperation.html
http://www.batirbio.org/html/index.php?option=com_content&task=view&id=72&Itemid=35
Sur les carabaniers :
http://www.lerecoursauxforets.org/article.php3?id_article=36
http://www.lerecoursauxforets.org/spip.php?article28#forum316
Sur les mangeurs des yourtes :
http://yurtao.canalblog.com/archives/barbesse_yourtes/index.html
Sur la construction d'une fosse septique privée :
http://www.ene.gov.on.ca/envision/gp/5272f.htm
http://www.oieau.fr/ReFEA/fiches/FossesSeptiques/FSconstruction6.pdf
Sur celle des panneaux solaires :
http://www.sebasol.ch/
Sur les enfants, le rêve et le territoire :
http://www.irenees.net/fr/fiches/documentation/fiche-documentation-147.html


