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Vive le bio !

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D. R Emiliano Zapata dans un champ de maïs

 

Pour produire une tonne d'engrais chimique pour l'agriculture industrielle, il faut trois tonnes de pétrole. 90% des pesticides sont utilisés par l'agriculture. Les 10% restants sont utilisés pour désherber les routes, les voies navigables et les voies ferrées, éliminer les insectes des terrains de sports et des espaces verts. Le moins que l'on puisse dire est que l'agriculture pollue et qu'on ne réserve pas aux fruits et aux légumes un traitement aux petits oignons. De se dire : le bio a-t-il la puissance et mérite-t-il l'enthousiasme d'une révolution ?

90 % des nitrates issus des engrais chimiques ne sont en réalité pas fixés par les plantes mais lessivés vers les cours d'eau et les nappes phréatiques. Un eau trop chargée en nitrates est une eau polluée et malsaine, qui met en danger la santé humaine et la biodiversité. Les nitrates réduisent de 50% la population des têtards et contaminent les amphibiens qui perdent certaines de leurs fonctions motrices. Chez l'homme, l'absorption d'une eau anormalement nitratée peut provoquer, entre autres, des cancers gastriques. Les rivières de Bretagne, où les élevages de porc sont très répandus, sont actuellement dans un état délicat : polluées par les nitrates écoulés depuis les champs, leur taux de pollution a fait exploser les normes européennes en la matière. Et la France s'est vue sévèremment rappellée à l'ordre.

 

Alors vive le bio. Vive une agriculture sans produits chimiques, qui n'irrite pas le sol, ni les eaux, dont celle que l'on boit et où l'on se baigne. Vive des animaux bien nourris, avec des végétaux bio qui ne provoquent pas des cas de vache folle. Vive des sols respectés, nourris, entretenus avec une rotation des cultures et du fumier organique qui repoussent leur érosion.

 

Et vive une agriculture pas chère. Car si les prix du bio sont aujourd'hui plus élevé que ceux issus de l'agriculture conventionnelle, n'est-ce pas simplement un problème économique ? Si tout le monde consomme bio aujourd'hui, demain le prix du bio baissera. Sa faible position sur le marché (petite demande, petit pouvoir d'influence, petites subventions aussi, peut-être ?) est responsable de son manque de compétitivité. Mais si la demande augmente, alors la production augmentera. Le bio sera moins "rare", donc moins cher. Consommons bio maintenant, pour que le bio soit moins cher demain !

 

 

Source.

 

Planète attitude santé, WWF, Seuil

Mise à jour le Vendredi, 06 Juillet 2007 11:18  

thèmes nutrition

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